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Togo, un pays atypique

 

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Etienne Eyadema est certes mort en février 2005 cependant, l’ombre de ce dernier continue de planer sur le Togo, petit pays de 56.600km2 , situé en Afrique de l’ouest. Le valeureux sergent jubilera sans doute dans sa tombe d’avoir laissé ce pays qu’il a dirigé comme un champ de canne à sucre dans les mains d’une armée tribaliste qui a probablement respecté à la lettre son testament. En imposant de force, Gnassingbé Faure le dandy  au peuple togolais, l’armée togolaise venait d’inaugurer une nouvelle méthode jamais concue  en Afrique. L’on se souviendra encore longtemps que le premier coup d’état perpétré contre un président démocratiquement élu s’est produit au Togo et que Gnassingbé Étienne était l’un des hommes de cet ouvrage macabre qui dès lors a fait école dans l’Afrique entière. 42 ans plus tard, c’est à dire en février 2005, la famille gnassingbé soutenue par l’armée tribaliste portait sur les fonds baptismaux une monarchie à peine voilée ou Faure Gnassingbé digne fils du dictateur Eyadema accédait au pouvoir dans le sang. Dès lors, cette sordide méthode à fait des émules le Gabon petit pays d’Afrique centrale point névralgique de la franceafrique qui a vu mourir l’un de ses fervents concepteurs Omar Bongo s’apprête à expérimenter cette nouvelle invention made in Togo. La mort du dictateur Bongo a aiguisé l’appetit de son digne fils qui prétend  devenir président du Gabon. L’on dit que la méthode togolaise a beaucoup inspiré bien de chefs d’états africains qui préparent leurs fils à cette éventualité au cas où , ils passeraient un jour de vie à trépas. Cela fait quatre ans que Faure préside à la destinée du Togo, quatre ans au cours desquels l’on pourrait observer des changements dans le quotidien des togolais. Bien au contraire, le bilan que l’on peut tirer de cette présidence où gabégie et orgie font chemin ensemble est nul. Un zéro pointé voilà la note à attribuer à ce jeune président que l’on dit pourtant intellectuel, détenteur d’un MBA qui pourtant  n’a aucune notion d’organisation pire encore aucun projet de société à faire valoir pour sortir ces concitoyens de la misère et de l’indigence. Au lieu d’appeler ce type là  président,  nommons le plutôt Frimeur de classe. Un président en visite officielle qui va faire la java avec de grands couturiers italiens ou assister à l’opéra à Rome ou à Milan alors que son peuple meurt de faim. Un intoxiqué du sexe qui à son actif plussieurs maîtresses et enfants ici et là..

Jugez-en vous même Faure n’est autre que l’enfant d’Eyadema, il ne fait que perpétuer l’oeuvre de son père et il le fait sans modestie. Ce type a manqué un rendez-vous un important rendez-vous avec le peuple togolais. 

Faure a pourtant les moyens de tourner la page sanglante écrite par son père en restaurant la vraie démocratie au Togo, en restaurant la constitution de 1992 , en investissant dans le domaine de la santé de la rénovation des infrastructures et du  bien être de ces concitoyens. L’équipe gouvernementale qui entoure Faure n’est pas celle des médiocres à part quelques têtes dont Bawara qui en principe devrait être remercié depuis et jeter aux oubliettes. Cette équipe brille aussi par son capacité à reformer l’administration de ce pays. Conséquence, le Togo est en retard de 100ans par rapport à ses voisins du Bénin, du Ghana ou du Burkina-Faso. Même au temps du dictateur Eyadema, ce pays avait une certaine lisibilité mais le règne de son fils frise avec une médiocrité sans borne.

La jeuenesse togolaise est sacrifiée sous l’autel de l’insolence, l’université qui est le terreau de la formation de l’élite ne ressemble qu’à un champ de ruine. Que dire de nos chers enseignants condamnés à la précarité? Le règne de Faure est insignifiant et ce qui sera consigné dans les annales de l’histoire c’est son remarquable coup de force et le bain de sang que ceci a provoqué avec des centaines de milliers de morts.

Voilà le Togo qu’on aime, un pays ressemblant de plus en plus en un clan où les soldateque payée par l’argent des contribuables n’hésitent pas à zigouiller le peuple. Le cas de Yark, criminel, bourreau de première classe, gardien de ce système qui tue ses concitoyens sans états d’âme sans que celui qui se dit président de ce pays ne bronche. Et  Dieu sait combien de Yark ce pays regorge. Dans cette république bannanière où les fusils font la loi, de grands inttellectuels essoufflés par une lutte sans stratégie désertent les rangs de l’opposition pour renforcer le clan.

Le très respecté professeur Gnininvi, Logo Dossouvi, l’un des porte-voix de la contestation du 05 octobre 1990, Kagni ALEMDJRODO pour ne citer que ceux -là. Ces symboles de la lutte togolaise  sont passés de l’autre côté pour assurer leurs « ventres » Le ventre, voilà un grand bien mot, source de tous nos drames.

Voilà le Togo qu’on aime, un pays où les inteellectuels se transforment en nigauds, en marionnettes pour quelques gnassdollars.

Voilà le Togo qu’on aime un pays où des hommes de la race d’Edem Kodjo nous prouvent encore une fois que « le séjour d’un tronc d’arbre dans l’eau ne le transforme pas en crocodile. »

Voilà le Togo qu’on aime, un pays où se faire soigner à l’hopîtal devient un vrai calvaire pour le citoyen lambda alors que le président de ce pays fait don de plusieurs centaines de millions pour organiser son anniversaire. Tiens quel Vrac mon Dieu!

Voilà le Togo qu’on aime, un pays où un ministre climatise même son parc auto alors que les anciennes gloires de ce pays, meurent dans l’anonymat faute d’argent pour se faire soigner.

Voilà le Togo qu’on aime, un pays où les boulevards ne ressemblent qu’aux sentiers d’un village lointain et pourtant Faure s’octroie à coup de million un Maybac taillé sur mesure.

Dans quelques mois, ce peuple fatigué sera encore appelé à une élection avec son cortège de tueries et dont la France, véritable sponsor de ce régime s’empressera de légitimer Faure.

Le drame togolais risque de se perpétuer si l’on s’en tient encore à nos opposants essoufflé par une dictature qui s’enracine. La diaspora togolaise doit prendre la mesure du drame et aller au-delà des rencontres sanctionnées par des moratoires communiqués etc…

Le peuple togolais doit inventer une stratégie pour en finir une fois pour de bon et ceci si la France le veuille ou pas avec la dynastie des Gnassingbé.

Éyadè Aklesso.

1 septembre, 2009 à 22:16 | Commentaires (0) | Permalien